Le Président : « Le climat politique actuel est propice à l’action de la commission nationale des droits de l’homme »

Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeyni, président du Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), a affirmé le 22 novembre 2019 à Aioun, que  la situation politique dans le pays est propice à l’action  de la Commission nationale des droits de l'homme en tant qu'organe consultatif constitutionnel chargé des questions relatives aux droits de l'homme.
 
Il a souligné lors d'une réunion tenue vendredi dans les locaux de la wilaya à Aioun (Hodh El Gharbi) et à laquelle ont participé les autorités administratives et sécuritaires de la wilaya, que le gouvernement mauritanien répond favorablement aux propositions de la Commission en sa qualité d’organe constitutionnel jouissant de la confiance des organisations de la société civile et des organismes de défense des droits de l'homme dans le pays.
 
Le président de la CNDH a indiqué que sa tournée à l’intérieur  entre dans le cadre de la caravane de sensibilisation organisée par la Commission dans les wilayas du pays, visant à promouvoir la culture des droits de l’homme et à identifier  les phénomènes susceptibles d'être classés dans le champ de leur violation, soulignant que la Mauritanie a mis en place un arsenal juridique pour protéger les citoyens et leurs libertés.
 
De son côté, le wali du Hodh El Gharbi, M. Diallo Oumar Amadou, a souhaité la bienvenue au Président de la CNDH et aux responsables de la caravane de sensibilisation, soulignant l’importance de l’objectif  de cette caravane dans la diffusion de la culture des droits de l'homme et son  rôle précieux en faveur de la cohésion sociale et la paix civile.
 
 
 

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Le président de la CNDH visite la prison d’Aleg et se réunit avec les autorités régionales

Me Ahmed Salem Bouhoubeyni, président de la Commission Nationale des Droit de lHomme, a visité mercredi 27 novembre 2019, la prison d’Aleg où il a pris connaissance des conditions dans lesquelles se trouvent les pensionnaires.
Au terme de cette visite, le président a tenu une réunion avec le wali du Brakna, M. Mohamed Cheikh Soueydi et les responsables administratifs et sécuritaires régionaux. Au cours de l’entrevue, Me Ahmed Salem Bouhoubeyni a fait des éclairages sur la CNDH, sa mission et le rôle qu’joue en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. 
Parlant de la visite actuelle, le président a précisé qu’elle entre dans le cadre d’une caravane des droits de l’Homme qui sillonnera tous les coins et recoins du pays en vue de s’informer sur la situation réelle des droits de l’homme et de sensibiliser les populations sur leurs droits et sur l’arsenal juridique visant à assurer la parfaite égalité des citoyens et l’inviolabilité de leurs droits. En réponse au président, le wali a souhaité la bienvenue au président et à la délégation de la CNDH et affirmé que la mission de celle-ci est en parfaite cohésion avec le programme du président de la République. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
 
 
 

La CNDH lance la caravane des droits de l’Homme à partir de Néma

La Commission nationale des droits de l’Homme a lancé jeudi 21 novembre 2019 une caravane des droits de l’homme destinée à mettre en oeuvre la plus large campagne de sensibilisation jamais engagée à travers le pays contre l’esclavage. Au lancement de cette campagne où prennent des représentants du Haut commisssriat zux droits de l’homme des Nations unies et de la coopération allemande ainsi que des ong nationales de droit, Me Ahmed Salem Bouhoubeyni, le président de la CNDH, a prononcé une allocution où il a appelé les intervenant à travailler la main dans la main pour venir à bout de l’asservissement que plus rien ne justifie en Mauritanie.
 
 
Le président de la Commission nationale des droits de l'homme, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny, a souligné dans cette allocution que la Commission est chargée constitutionnellement du suivi et du diagnostic des questions relatives aux droits de l'homme en Mauritanie et qu'elle assume l'entière responsabilité juridique et morale dans ce domaine.
Il a déclaré que quiconque tenterait de violer les droits de l'homme se verrait infliger les peines prévues par la loi mauritanienne, soulignant que l'arsenal juridique mis en place par l'État protège tous les individus et réprime toute pratique de l'esclavage.
 
Voici ce dicours dans son intégralité:
 
"Je voudrai tout d’abord, pour faire connaître la Commission Nationale des Droits de l’Homme, dire que c’est une institution constitutionnelle ayant un statut consultatif auprès du gouvernement et du parlement pour ce qui concerne la protection et la promotion des droits de l'homme. Elle constitue également un cadre national de concertation entre les institutions concernées par les droits de l'homme et les ONG actives dans ce domaine.
 
Après cette succincte présentation, je dois préciser que notre trouvaille d’aujourd’hui se fait à l’occasion du lancement d’une campagne de sensibilisation globale visant à cerner les données relatives à la situation en matière de droits de l’homme, à sensibiliser et à éduquer l’opinion.
Nous commençons cette campagne en soulignant que l’esclavage (qui est la forme la plus abjecte des violations des droits de l’homme) doit être éradiqué pour de bon. 
 
En d’autres termes, nous devons tourner la page de l’esclavage de manière irréversible, en traitant tous les cas de servilité existants et en dépassant tous ceux qui s’avèrent relever de l'exagération.
 
La Commission Nationale des Droits de l'homme, en tant qu'institution constitutionnelle, comme souligné plus haut, est le principal organe concerné par cette problématique qu’elle prendra à bras le corps et qu’elle mettra à la tête de ses préoccupations à travers l’éveil et la sensibilisation des populations et à travers l’identification systématique des cas d’esclavages existants.
 
Cette caravane offre à la Commission l’occasion d'adresser une série de messages à l'ensemble des parties prenantes à cette question.
 
Le premier message est que désormais, quiconque tente de maintenir un citoyen comme lui sous le joug de l'esclavage assumera, seul, les conséquences de ce forfait. La volonté politique de l'État mauritanien, les institutions officielles chargées des droits de l'homme et les organisations de la société civile ne tolèrent plus de laxisme devant ce phénomène infamant qui s'érige en obstacle devant l'édification de l'Etat de droit. Il s'y ajoute qu'au cours de l'actuelle campagne et de celles qui vont suivre, la CNDH vulgarisera auprès de tous les Mauritaniens l’arsenal de lois et de conventions qui font que tout celui pratique l'esclavage commet un crime contre l’humanité et s'expose à des peines sévères dont nul ne peut le protéger.
 
Aujourd’hui, nous devons fouiner dans tous les recoins du pays pour dire à quiconque accepte l'esclavage ou y est contraint, qu’il est libre, qu'il dispose de tous les droits dont disposent les autres et qu’il est interdit à quiconque de le réduire en esclavage parce que les lois sont claires à cet effet, parce que les tribunaux compétents existent pour le protéger et parce que l’État a pris un train de mesures efficaces de nature à éradiquer cet odieux phénomène.
 
Par conséquent, l'État a fait ce qu'il doit faire. Il ne reste plus aux autres parties qu'à conjuguer leurs efforts et à travailler ensemble en parfaite harmonie au lieu de se rejeter mutuellement et de s’affronter. 
 
C'est cela l'unique garantie de triomphe dans cette entreprise. 
 
Les conditions ont, aujourd’hui, changé : nous ne sommes plus au stade de la lutte qui a déjà porté fruit en son temps ; non, nous sommes désormais à l'ère de l’action pour la promotion des droits de l'homme. Or, la meilleure approche en matière de droits de l'homme, c'est de travailler, la main dans la main.
 
Le deuxième message: c'est que tous les acquis, que nous avons signalés plus haut, ne peuvent être pleinement réalisés qu’avec l'accompagnement de l’administration, des magistrats, de la gendarmerie et de la police pour que les textes de lois ne demeurent pas lettres mortes. Ici, il convient de noter, avec une grande satisfaction, l'enthousiasme et la volonté des autorités, exprimés à travers leur présence à nos côtés au début de cette campagne et leur disponibilité à nous accompagner avec toujours plus de soutien. 
 
La présence des autorités à nos côtés, leur disponibilité et leur enthousiasme sont importants parce que, à lui seul, l'arsenal juridique ne suffit pas, il faut qu'il soit rigoureusement appliqué et il faut que cette machine conçue et mise en marche par l'État pour lutter contre l'esclavage soit opérationnalisée et qu'elle fasse preuve de son applicabilité.
 
Le troisième message, c'est l'importance de la société civile qui est indispensable pour agir en synergie avec la Commission et les autorités administratives. À cet égard, nous voudrions exprimer nos sincères remerciements aux représentants d'organisations de défense des droits de l'homme, qui travaillent depuis longtemps dans ce domaine et qui ont sans doute de précieux acquis à leur actif, pour leur participation à nos côtés, à cette campagne des droits de l'homme. Et il ne fait aucun doute que ces organisations ont le mérite d’avoir pris part au progrès enregistré dans ce domaine. 
 
Le quatrième message, c'est que la communauté internationale est décidée à accompagner ce dossier. C’est ce que nous avons perçu à travers la participation du Haut-Commissariat aux Droits de l’homme des nations unies et de la coopération allemande à cette caravane. 
 
C’est une opportunité pour la CNDH d’exprimer ses sincères remerciements à ses partenaires étrangers, en particulier à l’Organisation des Nations Unies, à l’Union européenne, à la coopération espagnole et à la coopération française.
 
Nous nous félicitons de la nouvelle approche adoptée par la communauté internationale qui n'est pas venue pour donner des leçons, mais pour soutenir et aider.
 
En résumé, notre action, en tant qu’administration, en tant qu’institutions spécialisées, en tant qu'organisations et en tant que citoyens doit se faire suivant une nouvelle vision basée sur la convergence, sur le resserrement des rangs et sur la concertation, loin de la rivalité, de la discorde et des frictions qui ont marqué le dossier des droits de l’homme au cours des dernières décennies.
 
En vérité, il n'y a plus de raison à ce que le gouvernement soit une partie à part et que les organisations des droits de l'homme en soient une autre.
 
En tout état de cause, la Commission demeurera aux côtés des citoyens et à leur service pour bâtir un avenir radieux. Le climat général est prometteur et augure de bonnes perspectives. 
 
La commission sortira à l’issue de la caravane avec une image claire et objective de la situation des droits de l’homme dans le pays et adressera ses recommandations aux autorités et à la communauté internationale.
 
Je déclare lancée la caravane des droits.

Le président de la CNDH à Medbougou: « Les lois de la République consacrent l’égalité des citoyens »

Le président de laCommission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Me Ahmed Salem Bouhoubeyni a visité, hier samedi 23 novembre 2019, l’arrondissement de Medbougou au Hodh El Gharbi, dans le cadre de la caravane des droits de l’Homme qui sillonne l’ensemble des wilayas où elle effectue des activités de sensibilisation, centrée sur l’esclavage.
A son arrivée à Medbougou, le président, qui est accompagné de membres de la CNDH, a présidé un meeting populaire au cours duquel il a expliqué les objectifs de son institution, centrés sur l’ancrage de la culture des droots de l’Homme. 
Le président de la CNDH a visité le village d’Oum Esfeya où il a rencontré les habitants et les élus locaux auxquels il a transmis le message de la Commission qui réitère que « les lois de la République consacrent l’égalité des citoyens ».
 
 
 
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