La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a annoncé avoir rendu visite à la famille de Fatimata Hamadi Bah, surnommée Hawa, décédée, dans la Mouqataa de Riyad. Dans un communiqué publié samedi, la Commission a indiqué qu’une délégation multidisciplinaire, conduite par son président, Dr. El Bekaye ABDEL MALICK, s’était rendue auprès de la famille. Cette visite avait pour but de présenter les condoléances, d’enquêter sur l’affaire, d’écouter la famille et de recueillir toutes les informations relatives aux circonstances du décès. À ce titre, la délégation a mené de nombreux entretiens avec la famille de Hawa, notamment son père, sa mère, ses sœurs, ses proches et ses voisins. La Commission a précisé avoir entendu attentivement le père et représentant légal de la défunte, Mr. Amadou Hamadi Bah, qui a accueilli la délégation et l’a remerciée pour ses condoléances et ses échanges. Il a réaffirmé sa confiance dans le système judiciaire et sa capacité à faire éclater la vérité et à garantir que justice soit rendue, suite à l’arrestation de toutes les personnes impliquées dans cette affaire.
La mission a également entendu les déclarations de la mère de la défunte, Mme Aminata Bah, qui a expliqué les circonstances de l’éducation de la défunte et a exigé que ses droits soient respectés en tant que mère âgée, faible et aveugle qui dépendait entièrement de sa fille décédée.
La mission a également entendu les déclarations de plusieurs témoins présents, principalement des membres de la famille, des proches et des voisins, qui connaissaient certains aspects de l’affaire et la situation sociale de la famille, et qui étaient tous d’accord sur la demande de justice pour la défunte Fatima.
La CNDH a déclaré dans son communiqué qu’outre les implications juridiques du dossier de la défunte, elle s’inquiète des conditions sociales de sa famille, qu’elle soutenait et qui se compose d’une mère très vulnérable, âgée, handicapée et divorcée, et de ses trois enfants orphelins âgés de 9 à 13 ans.
Par ailleurs, la Commission a confirmé dans sa déclaration que les autorités judiciaires ont pris toutes les mesures légales relatives au dossier : les circonstances particulières liées à la défunte, ainsi que celles concernant les autres parties impliquées. Il a également communiqué à la famille de la défunte les résultats de l’autopsie et a arrêté le second principal suspect, qui a été transféré du Sénégal voisin pour être interrogé.
Lors de la visite, la famille a formulé des demandes urgentes auprès de la Commission concernant les autorités judiciaires, demandes auxquelles la Commission a immédiatement répondu. La famille, représentée par le père de la défunte, a donc remercié la Commission pour son intervention et sa réactivité.
La Commission a conclu sa déclaration en remerciant tout d’abord les autorités judiciaires, saluant leur pleine coopération dès le départ et les remerciant d’avoir fourni toutes les informations demandées concernant l’affaire, ainsi que pour la rapidité de leur réponse et leur interaction positive. Il a également exprimé sa gratitude, tout particulièrement à la famille de la défunte : sa mère, son père, ses sœurs, ses proches et ses voisins, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité dont la mission a bénéficié, contrastant fortement avec la campagne systématique de diffamation et de désinformation dont elle a été victime de la part de personnes connues. Toutefois, cela n’affectera ni l’unité et la cohésion du peuple, ni sa conscience de la force des liens qui l’unissent, ni la crédibilité et l’impartialité reconnue de la Commission. Parallèlement, elle a mis en garde contre le danger que représentent les discours de haine pour la paix et la cohésion sociale.
Enfin, la commission s’est engagée à suivre l’évolution judiciaire de l’affaire et la situation sociale de la famille de la défunte : la mère handicapée et ses 3 enfants orphelins, dont elle était le principal soutien de famille.

